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Les relations entre le Maroc et l’Espagne n’étaient point fortuites, et encore moins passagères ou conjoncturelles. En fait, elles résument, vu la situation géographique et stratégique des deux pays, une Histoire civilisationnelle qui remonte à des ères séculaires. Moult écrits historiques reflètent d’importants aspects de ce voisinage fécond qui était, et persiste à être, un facteur d’enrichissement et de complémentarité civilisationnels. De surcroît, cette proximité constitue un élément d’inspiration littéraire/créatrice pour les intellectuels, les écrivains et les artistes de chacun des deux pays. Autant de donnes qui fondent, par voie de conséquence, leur pari commun sur la consolidation des rapports de communication constructive entre les deux peuples, et l’affermissement des voies aptes à pérenniser la vertu du bon voisinage. D’où l’importance des axes proposés en commun par les deux parties lors de la présente édition du SIEL, qui approcheront, d’un point de vue culturel, la profondeur des relations bilatérales historiques et civilisationnelles, par l’entremise d’interventions et témoignages de chercheurs, écrivains, traducteurs et créateurs des deux pays.

La mort n’est nullement un effacement total de l’être humain, de sa mémoire et de son sens agissant dans cette vie, mais un voyage exceptionnel le transportant vers un autre monde. Malgré cela et même après sa mort, l’être humain demeure présent dans notre vécu quotidien, nos pensées et notre affectivité. Il le demeure en raison de son parcours dans ce bas monde, des travaux et réalisations au profit de l’Homme qu’il a légués et qui sont autant d’arguments pour que sa mémoire se perpétue à travers les ères. D’où la considérable valeur de ce volet rétrospectif des parcours et qualités d’écrivains, créateurs et artistes disparus, sans que leur mort ne signifie, évidemment, la disparition de leurs traces ou l’oubli de leur remémoration. 

L’acte authentique d’écrire n’est, par essence, qu’une sorte de persévérance dans le dépassement créateur. Il s’agit d’un dépassement requis et souhaitable, étant entendu que c’est sur lui que parient les nouvelles générations pour ajouter leurs propres créations et innovantes conceptions aux accumulations des générations antérieures, avec comme intention d’élargir l’horizon et les aspirations de ces dernières. Dans cette conception, le dépassement consiste en un processus positif  de renouvellement de la sève de la création, de diversification de ses sources, d’approche de nouveaux horizons répondant aux interrogations, problématiques et tracas spécifiques à chaque époque. Partant de là, ce volet accueille de nouvelles signatures littéraires pour s’exprimer sur elles-mêmes, ouvrant à chacune d’elles la voie de l’affermissement, présent et futur, de sa voix.

Le fait que les admirateurs de la poésie la lisent eux-mêmes lors de rencontres intimes particulières est différent de l’entendre déclamée par ses propres compositeurs. La dissemblance entre les deux situations est énorme ; dans la seconde, le plaisir du texte est double. De surcroît, l’expression poétique emprunte un sens autre, soit sous l’effet de l’interaction directe et vivante, soit sous celui de la conscience des dimensions, des portées et des significations des vers et passages poétiques suivant la manière dont  leur propre auteur en fait la lecture. Lors de ces moments poétiques, les amateurs des vers sont conviés à écouter des poètes marocains, arabes et étrangers récitant leurs textes, ce qui accentuera le plaisir d’écouter tout en élargissant les marges de communication et de perception.

Le SIEL est un rendez-vous incontournable pour la découverte des nouvelles publications des éditeurs marocains et étrangers, de l’accumulation de la production  d’écrivains et de créateurs issus de multiples géographies, accumulation qui s’étend à tous les domaines : culture, pensée, création…D’où la programmation, dans le cadre de ce volet, des nouvelles publications et de leur teneur lors de rencontres ouvertes et directes, accompagnées de débats et de dialogues avec leurs signataires et éditeurs ; Ce qui permettra au large public d’avoir une idée sur leurs contenus et les thèmes qu’ils traitent.

De nombreux salons internationaux du livre, originellement dédiés au grand public, ont créé en leur sein,ces dernières années, un axe professionnel consacré aux éditeurs venus du monde entier. Ainsi se sont développés,dans ces salons, des espaces de vente des droits entre éditeurs, contribuant à ouvrir de nouveaux marchés pour eux,à la mondialisation des échanges du livre, à la circulation des idées, à la valorisation de la création et des cultures  et à l’affirmation de la place intellectuelle et économique des pays organisateurs de ces salons.

A côté des Foires du livre de Francfort et de Londres, rendez-vous incontournables de l’édition mondiale, les espaces professionnels de Guadalajara, Cannes, Turin, Sharjah, Beyrouth, pour n’en citer que quelques uns, se sont imposés au fil du temps comme des lieux privilégiés où les éditeurs du monde entier viennent avec esprit d’ouverture, curieux et à l’affût de nouvelles opportunités d’échanges commerciaux et des tendances émergentes dans des créneaux plus spécifiques.

Dans la géopolitique des échanges économiques et intellectuels centrée sur le livre, Casablanca a toute sa place. Avantagée par 22 ans d’existence du Salon International de l’Edition et du Livre, Casablanca dispose d’un atout certain en matière d’édition. Pour le Maghreb, l’Afrique subsaharienne, le Liban et les autres paysportant un intérêt pour le monde africain et arabe, le Maroc et Casablanca peuvent devenir un des lieux d’échange de droits.

Durant trois jours, des rencontres professionnelles, organisées en collaboration avec Le servicede coopération et d'action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France, réuniront des éditeurs, des acquéreurs de droits, des professionnels à la quête de nouveautés  et des agents littéraires venus d’une vingtaine de pays, dont le Maroc, les Etats-Unis, la Chine, l’Italie, l’Allemagne, la France, le Brésil, le Royaume-Uni, les Emirats arabes, l’Algérie, la Tunisie, leLiban, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Gabon, transformant le SIEL en marché international des droits d’édition.

Le volet consacré aux débats dans le programme du SIEL abordera, comme lors des précédentes éditions, nombre de sujets et de thèmes d’actualité. Il est centré sur des axes thématiques vitaux s’inscrivant dans le prolongement des débats nationaux ouverts dans le contexte de la réflexion sur la culture et le développement durable, initiée par les Nations Unies dans le cadre de l’Agenda du développement post-2015. Ainsi seront traitées, parmi d’autres problématiques, les questions afférentes aux domaines suivants : la culture et l’enseignement ; la culture, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; la culture, les villes durables et l’urbanisation ; la culture, l’environnement et les changements climatiques…

L’écriture n’est point une destinée métaphysique coupée de la réalité, mais un choix. Elle est porteuse, en outre, d’une énorme responsabilité, avec ce que cette dernière induit en matière d’engagement conscient, convaincu et réfléchi envers tout ce qui concourt à l’enracinement des valeurs de noblesse, de dignité et d’élévation morale, ainsi que tout ce qui contribue à la promotion de la condition humaine et à la préservation du statut moral de l’Homme au sein de la société.  L’écriture est régie, par ailleurs, par ces conditions intellectuelles, éthiques et esthétiques de manière à promouvoir les valeurs de justice, de liberté et d’égalité, et propager le recours à la raison. Dans cette perspective, les rencontres programmées dans ce volet sont destinées à s’approcher des efforts des écrivains pour la diffusion desdites valeurs, sans omettre leur transmission de leurs propres préoccupations et prémonitions.

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